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Le bruit et ses risques

Le-bruit-et-ses-risquesLe son est défini par trois éléments que sont la fréquence, l’intensité, ainsi que la durée.

– La fréquence se traduit par la sensation d’un son plus ou moins grave ou aigu L’oreille humaine peut ainsi percevoir des sons allant de 16 Hertz (HZ) pour la fréquence la plus basse ( son « grave »), à 20 000 Hertz pour la fréquence la plus haute (son « aigu »).

– L’intensité mesuré en décibel indique la force sonore.

– La durée est le temps d’émission du son.

Au niveau de l’audition, les ondes font vibrer les tympans et parviennent dans l’oreille interne où se trouve la cochlée, qui est l’organe de l’audition. Les cellules de la cochlée transforment les vibrations en influx nerveux (signal électrique), qui est acheminé au cerveau et interprété en son.

Le son devient bruit lorsqu’il est gênant et nocif. Ce cas de figure ne se rencontre que très peu dans la nature, mais l’environnement moderne constitue une source d’exposition à des bruits d’une intensité excessive. Nos oreilles ne sont, hélas, pas adaptées à cette évolution de la société, et les pollutions sonores peuvent nous causer des répercussions au niveau du stress, du sommeil, du bien-être, de la santé mentale, du système cardio-vasculaire ainsi qu’immunitaire et endocrinien. A cela, l’exposition à des bruits trop intenses peut également causer des dommages irréversibles sur l’appareil auditif. Le seuil de risque lié à l’exposition au bruit est de 85 décibels (DB). Les ronflements, ou les bruits d’aspirateurs atteignent aisément cette valeur, et au-dessus de ce seuil, il y a un risque pour le système auditif. Les bruits trop forts peuvent causer, selon leur intensité, des fatigues passagères, des acouphènes mais également des traumatismes irréversibles du système auditif. Il y a un réel danger de lésions en cas d’exposition à des bruits supérieurs à 95 DB.
La fréquentation des discothèques par exemple, expose à un bruit d’une intensité de plus de 100DB, et la proximité des baffles lors d’un concert peut causer des lésions irréversibles à l’oreille, en moins d’une minute.

L’appareil auditif, il est vrai, est protégé contre l’exposition à des bruits de trop fortes intensités par un arc réflexe, le réflexe stapédien. Le muscle, en se contractant en cas de surexposition au bruit, va agir sur l’étrier (l’un des trois os de la chaîne des osselets) bloquant ainsi l’amplification des ondes afin de  protéger l’oreille interne contre les bruits trop importants. Ainsi une augmentation de son de 10 DB entraîne mécaniquement une augmentation de 3DB dans l’oreille interne. Toutefois, ce muscle, comme tout muscle, se fatigue, et finit par se relâcher plus ou moins rapidement selon la force sonore du bruit.
A 100 décibels, le muscle stapédien se relâche au bout de 15 minutes, à 109 décibels il se relâche après 1 minute 52, et à 121 décibels il se relâche après seulement 7 secondes. Passé ces délais, les lésions sont irréversibles : les cellules ciliées qui tapissent l’intérieur de la cochlée meurent, et certains sons ne sont plus transmis au cerveau.

On distingue deux types de troubles sonores. En premier lieu, on distingue les troubles sonores qui sont accidentels (coup de feu, proximité d’un avion au décollage..) et que l’on ne peut éviter.
A cela on distingue les troubles sonores comportementaux, qui sont liés à nos mauvaises habitudes et dont nous pouvons nous préserver. Pour remédier à ces derniers troubles, divers moyens de précautions doivent être adoptés. Ainsi, il est conseillé de ne pas prolonger l’écoute d’un baladeur plus d’une heure par jour, de faire une pause de 10 minutes dans le silence quotidiennement, ou de laisser ses oreilles se reposer dans le silence 12 heures après un concert…

En cas d’exposition au bruit inévitable, une protection s’avère capitale et essentielle pour éviter toutes lésions. Nous proposons une large gamme de protections auditives.